Rencontre avec les Procureurs omi Europe Introduction Le 17 septembre 2002, j’ai été nommé Conseiller général pour la Région Afrique-Madagascar en remplacement de Mgr Jabulani Nxumalo, évêque auxiliaire de Durban, Afrique du Sud. Depuis presque deux années que je suis au Conseil général et visitant la Région je ne suis pas encore arrivé à connaître tous les défis de la région même si j’ai déjà visité certaines unités. Cinq petits points feront l’objet de mon partage :
1. Remerciement En me référant à ma propre expérience d’Oblat congolais et à ce que je connais de nos unités oblates, je sais combien, au prix de beaucoup de sacrifices et d’amour, vous soutenez financièrement nos unités. Pour cela, tout en vous assurant de notre prière, je dis grand MERCI à vous tous et à chacun au nom de tous mes confrères de la Région. Je pense particulièrement
Votre participation à la mission de vos confrères dans la Région d’Afrique-Madagascar fait aussi de vous des missionnaires à temps plein. 2. Personnel Combien sommes-nous actuellement en Afrique ? Oeuvrant dans 16 pays différents, les Oblats de la région d’Afrique-Madagascar sont au nombre de 855, d’après la dernière mise à jour du secrétariat général, le 25 mai 2004, répartis en * 7 Provinces :
* 4 Délégations :
* 5 Missions :
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3. Ministères Le ministère oblat varie d’un pays à l’autre selon les besoins locaux du peuple de Dieu. C'est ce qui explique aussi l’engagement dans différents ministères. Dans son ensemble, les Oblats en Afrique sont engagés dans :
4. Besoins Au plan financier, certaines unités de la Région sont assez stables, relativement autonomes. Je pense aux trois provinces d’Afrique du Sud. D’autres vivent essentiellement de l’aide extérieure. La plupart ont réellement besoin d’argent pour
5. Quelques initiatives locales Conscientes de la diminution de l’aide extérieure, certaines unités s’engagent résolument dans la création ou la redynamisation d’entités de production ou de moyens d’autofinancement même si la rentabilité n’est pas encore suffisante, par exemple
Cas
d’une nouvelle procure : Kikwit, Congo. Le capital de démarrage a été constitué des dons et aides (je mentionne ici la procure d’Autriche), subsides de l’économat provincial aux communautés, les rentrées de quelques activités productives : vente du carburant, revenus du centre de formation en informatique et Internet, les dépôts de tiers pour envoi ou réception à destination. Conclusion La Région Afrique-Madagascar connaît une croissance dans son personnel. Les jeunes en formation deviennent de plus en plus nombreux, les ministères pastoraux deviennent aussi diversifiés avec les nouveaux défis, et cela cause évidemment un problème sérieux de subsistance dans des Unités. Si les Oblats veulent faire face à ces défis, il leur faut former leur personnel, et pour le former, il faudra un investissement en terme financier. Tout en reconnaissant leurs limites financières et l’interdépendance, les Oblats dans la Région recherchent à apprendre, surtout auprès de nos provinces qui ont une longue histoire, comment arriver à un autofinancement de leurs activités pastorales et devenir plus responsable dans la gestion de leurs propres ressources. Les Oblats aspirent à un développement harmonieux non pas seulement de leurs propres ministères mais aussi de tous ceux qui participent à leur mission. Les soucis du continent sont aussi les leurs. Leur situation de dépendance actuelle est une vraie marque de leur vœu de pauvreté qui est une capacité de donner et de recevoir. L’Administration générale a déjà organisé une session de levée de fonds et se prépare à organiser une deuxième. Ces sessions auxquelles participent plusieurs candidats de notre Région sont une occasion de connaître les mécanismes de développement à partir de la base. Tout en remerciant les procureurs de la Région Europe pour leur générosité (temps, énergie, amour, finances), je propose que dans un proche avenir, leurs procures servent et deviennent aussi des lieux d’apprentissage de la gestion, de levée de fonds et surtout de lieux de développement d’amour pour les missions. Jean
Bosco Musumbi, omi |
01.06.2004